Résolutions des mouvements composant la Conférence des peuples de langue française
La XVIIe Conférence des peuples de la langue française, réunie à Québec à l’occasion du 400e anniversaire de la fondation de la ville et de la création de la Nouvelle-France :
constate qu’en dépit des difficultés d’ordres politique et culturel qu’elle continue de rencontrer, la communauté francophone de la Vallée d’Aoste entend réaffirmer avec force son droit au plein épanouissement de son identité linguistique ;
relève l’engagement que l’Administration régionale valdôtaine déploie pour que ce droit se concrétise, notamment au moyen des initiatives visant le renforcement de l’enseignement du français, qui passe nécessairement par une formation plus approfondie des opérateurs scolaires appelés à agir dans un contexte bilingue ;
demande que ces efforts s’étendent à l’ensemble des domaines de la culture et de la communication, et particulièrement à l’Université de la Vallée d’Aoste, qui doit pouvoir exprimer pleinement sa vocation internationale en intensifiant ses rapports avec les institutions universitaires des Pays francophones et en multipliant les cours en langue française ;
estime que l’action des institutions valdôtaines doit viser à une prise de conscience collective et généralisée de la force et de la richesse que l’héritage francophone représente pour une région qui entend s’intégrer dans un monde de plus en plus globalisé, sans pour autant s’assimiler, en renonçant à ses racines, à une mondialisation indistincte et impersonnelle, alignée sur un modèle politique, culturel et linguistique impérialiste, qui montre de plus en plus ses faiblesses intrinsèques ;
exprime, sur le plan politique, son appui au maintien et à la progression de l’autonomie régionale, instrument indispensable pour l’épanouissement des caractères culturels, linguistiques et socio-économiques du peuple valdôtain, au moment où les projets de réforme de la Constitution italienne semblent mettre en doute les acquis fondamentaux et les principes mêmes qui sont à la base de l’existence des régions autonomes de la République italienne.