La Conférence des peuples de langue française, réunie à Sète du 6 au 8 juillet 2005 :
remercie la Ville de Sète de l’accueil réservé à ses XVIèmes assises et félicite l’Association française de solidarité avec les peuples de langue française pour leur bonne organisation ;
redit la force des liens d’amitié qui unissent les peuples de langue française et la France et que ces peuples sont les premiers alliés de la France pour construire et fortifier la Francophonie internationale, indispensable aux grands équilibres du monde ;
invite la France à marquer, de manière plus singulière, son attention à la situation institutionnelle des peuples dont le français est la langue maternelle car, à des degrés plus ou moins graves, ils sont menacés dans leur identité ;
décide d’établir un mémorandum à l’attention des autorités de la République française pour leur exprimer les attentes de chaque peuple ;
souhaite que les autorités gouvernementales représentant les peuples de langue maternelle française organisent une rencontre, à tout le moins annuelle, pour renforcer leur coopération et établir des projets communs en faveur du rayonnement de la langue française ;
demande à ce titre qu’une priorité soit accordée à l’enseignement du français dans l’ensemble des pays membres de l’OIF, et plus particulièrement en Afrique, condition essentielle au maintien ou au renforcement du français sur tous les continents.
demande aux pouvoirs publics des peuples de langue française de multiplier leurs coopérations, notamment par des jumelages entre pouvoirs locaux, des échanges entre écoles et universités, associations d’étudiants ou sportives ou par des projets communs de recherche et de développement.
soutien la demande du Mouvement national des Québécoises et Québécois visant à ce que les noms de domaine sur les sites Internet fassent référence aux entités politiques (ex. entités fédérées : provinces au Canada, régions et communautés en Belgique, cantons en Suisse, régions autonomes en Italie, ...) qui représentent les peuples de langue française plutôt qu’aux Etats auxquels ces peuples sont rattachés